À la mémoire de Pierre Falardeau.
“Pourquoi portes-tu le keffieh?”
Parce que parfois la froideur de l’hiver québécois est comparable à la chaleur écrasante qu’il fait en Palestine ou au Liban quand les chars d’assault du colonialisme écrasent oliviers, maisons et vie humaines…
Parce que c’est toujours froid ici.
Et Octobre vient vite.
Octobre de Miron.
Octobre des mesures de guerres.
Octobre de la non-libération.
Octobre où tout est dormance.
Il faut alors cette écharpe pour se rappeler.
Et se réchauffer.
Parce que le froid est là.
Et la flamme est fragile.
(salutations mon frère… que ton étoile éclaire les peuples blessés – ceux incertains de leur futur.)

