À grand coup de respiration ventrale
Je deviens alors combattant
Pour récupérer le plus d’air que je peux.
Il devient rare
Plus je vois le temps s’engouffrer
S’enfoncer dans le passé
Le regard devient alors opaque
Livide visage
Les yeux bandés
J’avance
En aveugle combattant
Je transpire tous les pires
Je sue ma détresse
Je charge le négatif
Me décharge en pleurs.
Coule alors mon sang
Un blanc-seing à mon honneur
La coupe aux lèvres
Je savoure le fruit du combattant.
Mon combat.
Une fois tous les pires transpirés, il reste à l’intérieur les mieux, ou les moins pires.
Puis le sommeil revient.
Jusqu’au réveil où parfois les pires s’accumulent [à toutes heures - parfois brusque].
Il suffit alors de combattre de nouveau.
Trouver son air.
Tellement, oui, et les réveils trop tôt… les maudits réveils trop tôt où les pensées se remettent à tourner en rond, à briser le sommeil intérieur…