J’ai pas sommeil.
À grand coup de respiration ventrale
Je deviens alors combattant
Pour récupérer le plus d’air que je peux.
Il devient rare
Plus je vois le temps s’engouffrer
S’enfoncer dans le passé
Le regard devient alors opaque
Livide visage
Les yeux bandés
J’avance
En aveugle combattant
Je transpire tous les pires
Je sue ma détresse
Je charge le négatif
Me décharge en pleurs.
Coule alors mon sang
Un blanc-seing à mon honneur
La coupe aux lèvres
Je savoure le fruit du combattant.
Mon combat.
“Arabology/Get It Right” – “Y.A.S.”
YAS IS THE FIRST INTERNATIONAL ELECTRO PROJECT THAT PLACES ARABIC LANGUAGE AT THE CENTER OF POP CULTURE! No exoticism but transgression, sulphur and genius, where Arabic discovers a new ultra-modern youth.
YAS is Mirwais and Yasmine: Mirwais Ahmadzaï and Yasmine Hamdan. Leading the project is Mirwais, born in Afghanistan, he has already contributed to several duos; Daniel Darc (French rock icon), Juliette (from Juliette et les indépendants) and Madonna [...]
The other half of YAS is Yasmine Hamdan. Born in Beirut, she was shunted around between Lebanon, Greece and the Gulf countries. Bred on various musical moods, inspired by artists such as Chet Baker, Grace Slick, Janis Joplin or Nina Simone and fascinated by the arabic traditional old repertoire [...]Their collaboration started when Mirwais listened to some of Yasmine’s maquettes and was inspired to offer YAS to her. On top of singing in arabic with Lebanese, Egyptian or Kuwaiti accents, she composes and writes her own lyrics. The result is explosive. Completely new, totally intelligible. Nothing in common with a colonial “world-music”. If one needs a reference, take Daft Punk, Kraftwerk and Madonna, put them in a shaker made in Lebanon, shake vigorously and serve on the rocks. That’s YAS: a terrific shot of Arabic electro-pop that goes to your head and gets your pelvis moving. In the 20th century pop culture is an Anglo Saxon affair. In 2008, plate tectonics called YAS revolutionize the world’s geo-cultural order; it’s now between Kabul, Beirut and Paris that it’s happening. A new crusade of liberation: Electro Kasbah !
Sanglante.
Mon coeur est battant.
Il bat et il se bat.
Il est vif ;
S’est battu contre les hommes.
Et maintenant?
Je me demande.
Quand il [se] battra que pour moi.
Réincarnation.
Perdu dans mes pensées
En regardant derrière les battantes
J’y ai vu ma vie défilée
Je n’y ai pas cru.
Cela ne pouvait pas être moi…
Être mon sang qui chavirait.
Être cet enfant qui a tant voulu en finir.
Pourtant cet enfant devenu cet homme.
Et je suis là pour témoigner.
Depuis cette minute bien précise.
J’ai su qu’il était possible de se réincarner.
Sans laisser mourir son corps.
“My moon, my man” – Feist
Je devrais essayer ça dans les escaliers roulants d’un centre commercial ou tout simplement me rendre à l’aéroport le plus proche (mais je doute que la sécurité des aéroports n’aime pas les chorégraphies musicales improvisées).
Assaisonnement de vie
À coup de sécateur équatorial
Je refais mon jardin.
Ça chahute de tous bords.
Ça saigne… ça saigne.
À la déchiqueteuse
Toutes ces fines herbes.
De bas étages.
Que j’ouvre ma gueule
Et que je vous dévore.
En salade, peut-être bien.
Ou en potage – bien broyé.
Qui sait ?
“Illusion” – VNV Nation
[Vient de voir qu'ils feront une prestation à Montréal en juillet... exaltation totale.]
Foutre.
Saleté d’image
Tu es redevenu une simple image.
L’intouchable
L’intangible.
Simple constat.
T’es disparu.
Sous une couverture.
Deux dimensions.
Ta saleté d’image.
Ta sale gueule.
Retour au point originel.
Simple constat.
Ça me fait plus rien.
Je n’en suis qu’au constat.
Du statut que tu m’as délégué.
Pleine lune
[Photo prise à la vite - chez moi - à moitié habillé]
Mes humeurs débordent;
Remplissent les cavités
De mon ennui.
Seule la pleine lune
Sera là ce soir
Pour accompagner ma nuit.
RDV
Hier j’ai rencontré un poète
Dont le corps
Transpirait poésie et images.
[J-1] Be or not to be.
Mélange de nostalgie et de ressourcement… je dépoussière les maux enfouis.
Ces maux qui m’étaient si chair.
Tout se bouscule dans ma tête
Les neurones implosent
Les hormones explosent
Trépignant je suis
Étourdi je deviendrai
Ivre de vous mon but
Tout est trop beau
Un contenu surréaliste
Sur un fond de fatalisme
Ce lundi sera Royal
Je vous l’assure
Par ma parole
Par la brillance de mes yeux
Par le désir de mes lèvres
Ce lundi sera Royal
Ou il ne sera pas.
(8 décembre 2005)
Correspondances.
Je relis certaines correspondances poétiques passées.
Je réalise malgré tout…
Même au-dessus des espérances utopiques et des rêves non-réalisés qu’on a pu s’imaginer.
Que le mensonge n’est pas omniprésent…
La sincérité existe. Mais elle reste rare.
Sur ce… je retourne à ces lectures du passé… pour mieux rebondir – à nouveau.
[J-12] Acte V
Mélange de nostalgie et de ressourcement… je dépoussière les maux enfouis.
Ces maux qui m’étaient si chair.
J12 – Acte V
Dans des longs soupirs
Le temps ralenti.
Allongés
Les corps se rapprochent
Pour un baiser des plus caressants
Laissant les mains tressés des labyrinthes tortueux
Dans les cheveux sinueux
Ils chuchotent leur amour en criant
- Fin -
(11 janvier 2006)
Relations Humaines 101.
Inconscience, mensonge, égocentrisme ?
Tout à la fois ?
Dernièrement, quelqu’un m’a fait cette remarque [lancinante] : “Il est triste de voir qu’on peut être si vite remplacé.”
Les gens ne mentent jamais quand il disent qu’ils sont en amour.
Ils ne sont juste pas [nécessairement] amoureux de vous.
Ils sont amoureux du lustre.
D’une projection.
D’un plaisir éphémère.
D’un statut – d’une relation particulière.
D’eux-mêmes ?
Puis je ne parle pas juste du “grand amour”.
Mais aussi de l’amitié et des relations humaines.
Bien souvent plus circonstancielles.
Que réelles.
[Tant pis.]
“Berlin” – Christophe Willem
“Berlin me veut.
J’embrasse une langue étrangère.
La nuit transpire.
Je veux qu’on me respire.”
Alors pourquoi tant d’hésitations ? Un simple oui… et je suis parti.
Un simple oui… et j’apprends ta langue.
[MAJ - 28/04/09 Ajout du clip. Coloré comme je les aime...]
Pourtant [bis]
“Je ne vis qu’à moitié ma folie créative.
Une partie joue.
L’autre contemple passivement.
Dans ce qui a de plus profond.
La peur.”
Il y a une main qui prendrait un couteau
Et qui en ferait du hachis.
L’autre qui prendrait une allumette
Pour y mettre le feu.
Pourtant
Rien ne s’opère.
Paralysie totale.
Si vous devez tirer sur moi.
Je vous en prie.
Plombez moi la tête.
De cet irascible sentiment.
Tirez.
“Appelle mon numéro” – Mylène Farmer
“Sans pillow je n’ai plus l’envie d’être [...]
J’ai un pillow en plume.
En forme de lune.
En forme de dune.
Refais le geste. [...]
Fais moi l’hallali.”
Lecture
Le pain nu – Mohamed Choukri
La première lecture [quasi] post-examen que je me permets.
Seulement pour le plaisir de lire.
Les vacances enfin…

