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Papillonnement littéraire

fermer toutes les issus spatiale et temporelle.
et m’abreuver de sucre – du miel chaud
dans un petit cocon
aux courants d’air contrôlé
et m’abreuver de sucre – de lecture infinis
je deviendrai en vieillissant
ce liquide rougeâtre
qui saoule les amants ;
les libère de leur prison.

Amssétou – “M”

Forces.

Au bout de la distillation.
Se forme.
Des composées – plus fort que nature.

Passages.

l’avenir me fait peur.
non pas que je n’ai pas d’idée de ce que je veux faire.
bien au contraire. [trop de chemins]
mais un jour.
viendra l’heure.
où la tegiversation.
m’arrachera les yeux.
vient alors l’idée divine de l’emmerder.
et d’enterrer son corps.
sur mon ascension.

Feurieux.

Cela prendra combien d’années
Avant d’ouvrir les yeux sur cette deuxième Shoah…
Où les camps de réfugiés sont des camps de concentration
L’occupation du territoire, un colonialisme mortifère ?

On emmure les gens comme des rats.
Contre les roches
On leur crache nos balles shiny imprimées au couleur de l’impérialisme…
made in USA.

J’exhorte le peuple israëlien d’ouvrir ses yeux devant les despotes.
J’exhorte le peuple palestinien de tenir bon.
Je suis feu-rieux.
Je suis en colère.
Je suis espoir.

אל מלך נאמן
آمين
ainsi-soit-il.
[amen]

Bombardement d’Octobre

À la mémoire de Pierre Falardeau.

“Pourquoi portes-tu le keffieh?”

Parce que parfois la froideur de l’hiver québécois est comparable à la chaleur écrasante qu’il fait en Palestine ou au Liban quand les chars d’assault du colonialisme écrasent oliviers, maisons et vie humaines…

Parce que c’est toujours froid ici.
Et Octobre vient vite.
Octobre de Miron.
Octobre des mesures de guerres.
Octobre de la non-libération.
Octobre où tout est dormance.

Il faut alors cette écharpe pour se rappeler.
Et se réchauffer.
Parce que le froid est là.
Et la flamme est fragile.

(salutations mon frère… que ton étoile éclaire les peuples blessés – ceux incertains de leur futur.)

Incendie Primaire.

Habité d’un feu sans nom
Ma joie s’évapore
En traînée de fumée

Je l’alimente de mes peurs
De mes rancoeurs
De mes déceptions
Des moments de tristesses
De l’incertitude quotidienne

Et je danse
Dans mes mouvements
Poussée d’oxygène
Ça grandit
De milles feux – de milles couleurs
Pour atteindre des sommets

Quand la flamme sera bien nourri
Je me mettrai à nu.
J’enlèverai tout.
Et je serai
Tout.

Humain.

Les gens vont, viennent et partent.
L’éphémérité est le mot d’ordre des relations.
*
Restez vigileant…
Si on vous promet
Que “c’est pour la vie”
Parce que la vie ici-bas
Est mouvance
Temporelle
Et cela est un principe éternel
Dont il faut prendre acte.
*
Les gens vont, viennent et partent.
Et c’est ainsi.

Retour.

Une légère hésitation dans les pianotements
Dans le tatonnement
Comment ai-je pu faire tout cela ?

-

Est-ce que les écrits sont comme le sang qui coule de nos veines ?
Celui qui s’échappe suite à une sécession du poignet.
Dès que les frontières se cicatrisent.
N’avons pas remarqué poète
Que tout est déjà bien différent?
Que tout est bien moins trouble?

-

Une légère hésitation.
Dans le désir.
Comment?

Nuit d’été

Une brise fraîche par la fenêtre
Lumière tamisé
Un livre de nouvelles érotiques à la main
De l’encens de “feu” qui brûle
Sade qui susurre son “Sweetest Taboo”

“Is it a crime?”

Non – seulement une sereine nuit d’été.

Devanture.

Droit devant
À cent-vingt
Fi de me faire éblouir
Le portrait

Tête atomique
Corps dynamite
Esprit de corrosion
Droit devant

J’ai pas sommeil.

À grand coup de respiration ventrale
Je deviens alors combattant
Pour récupérer le plus d’air que je peux.

Il devient rare
Plus je vois le temps s’engouffrer
S’enfoncer dans le passé

Le regard devient alors opaque
Livide visage
Les yeux bandés
J’avance

En aveugle combattant
Je transpire tous les pires
Je sue ma détresse
Je charge le négatif
Me décharge en pleurs.

Coule alors mon sang
Un blanc-seing à mon honneur

La coupe aux lèvres
Je savoure le fruit du combattant.
Mon combat.

YAS IS THE FIRST INTERNATIONAL ELECTRO PROJECT THAT PLACES ARABIC LANGUAGE AT THE CENTER OF POP CULTURE! No exoticism but transgression, sulphur and genius, where Arabic discovers a new ultra-modern youth.

YAS is Mirwais and Yasmine: Mirwais Ahmadzaï and Yasmine Hamdan. Leading the project is Mirwais, born in Afghanistan, he has already contributed to several duos; Daniel Darc (French rock icon), Juliette (from Juliette et les indépendants) and Madonna [...]
The other half of YAS is Yasmine Hamdan. Born in Beirut, she was shunted around between Lebanon, Greece and the Gulf countries. Bred on various musical moods, inspired by artists such as Chet Baker, Grace Slick, Janis Joplin or Nina Simone and fascinated by the arabic traditional old repertoire [...]

Their collaboration started when Mirwais listened to some of Yasmine’s maquettes and was inspired to offer YAS to her. On top of singing in arabic with Lebanese, Egyptian or Kuwaiti accents, she composes and writes her own lyrics. The result is explosive. Completely new, totally intelligible. Nothing in common with a colonial “world-music”. If one needs a reference, take Daft Punk, Kraftwerk and Madonna, put them in a shaker made in Lebanon, shake vigorously and serve on the rocks. That’s YAS: a terrific shot of Arabic electro-pop that goes to your head and gets your pelvis moving. In the 20th century pop culture is an Anglo Saxon affair. In 2008, plate tectonics called YAS revolutionize the world’s geo-cultural order; it’s now between Kabul, Beirut and Paris that it’s happening. A new crusade of liberation: Electro Kasbah !

Spleen d’été

.

Sanglante.

Mon coeur est battant.
Il bat et il se bat.

Il est vif ;
S’est battu contre les hommes.

Et maintenant?
Je me demande.
Quand il [se] battra que pour moi.

Réincarnation.

Perdu dans mes pensées
En regardant derrière les battantes
J’y ai vu ma vie défilée
Je n’y ai pas cru.

Cela ne pouvait pas être moi…
Être mon sang qui chavirait.
Être cet enfant qui a tant voulu en finir.

Pourtant cet enfant devenu cet homme.
Et je suis là pour témoigner.

Depuis cette minute bien précise.
J’ai su qu’il était possible de se réincarner.
Sans laisser mourir son corps.

Je devrais essayer ça dans les escaliers roulants d’un centre commercial ou tout simplement me rendre à l’aéroport le plus proche (mais je doute que la sécurité des aéroports n’aime pas les chorégraphies musicales improvisées).

Assaisonnement de vie

À coup de sécateur équatorial
Je refais mon jardin.
Ça chahute de tous bords.
Ça saigne… ça saigne.

À la déchiqueteuse
Toutes ces  fines herbes.
De bas étages.
Que j’ouvre ma gueule
Et que je vous dévore.

En salade, peut-être bien.
Ou en potage – bien broyé.
Qui sait ?

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